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J’ai eu la chance de visiter Helsinki, comme le témoigne mon dernier signe de vie sur ce blog. Je suis arrivé à 4h du matin au centre-ville, mille fois trop tôt pour faire quoi que ce soit. Et comme le concept du magasin ouvert 24 heures par jour ne s’est pas rendu en Scandinavie, et qu’il faisait quand même pas mal froid, je ne savais pas trop quoi faire. Je me suis donc baladé au tour de la gare, le temps qu’elle ouvre et que je puisse aller prendre un café. Vers 5heures, les portes ont finalement été débarrées, mais pas de café, du moins par pour tout de suite. Je me suis donc installé sur un banc, pour lire mon livre. Peu après une madame me demande, dans un anglais pas possible, d’où est-ce que je viens. Je me suis douté dès le départ, parce qu’à ma connaissance, les Finlandais parlent normalement super bien anglais (la Finlande est le pays le plus américanisé d’Europe). Puis, elle a ouvert son cellulaire pour me montrer quelque chose. Je crois qu’il est important ici que je fasse une petite description de l’apparence de la madame… Elle devait avoir dans les soixante ans, plusieurs kilos en trop, pas seulement à cause de l’horreur et de la quantité de maquillage cheap qu’elle avait sur le visage. Elle me parlait aussi en Russe, j’en déduis donc qu’elle vendait son corps (pas au poids, ce serait trop cher). Mais je devais avoir le cerveau encore aux douanes finlandaise, en plus de ma stupidité naturelle, alors je n’ai pas pigé tout de suite. Donc, elle a ouvert son téléphone pour me montrer son fond d’écran, je n’arrivais toutefois pas à le voir clairement, mais je m’en foutais en fait. Finalement, j’ai pu voir que l’image était en fait elle, nue, couché sur un lit. Après un haut le cœur, j’ai fais mine de rien, et j’ai continué à lire mon livre. Puis des racailles turques sont venues accoster mon amie la baleine qui était toujours assise à côté de moi. Elle s’est mise à hurler, les mini-gangsters à s’énerver. Puis vint la police, et la baleine s’est enfuit à toutes jambes, pour mieux revenir me parler après. Finalement, elle à trouvé un gars en chemin et je ne l’ai plus jamais revue. Et c’est très très bien comme ça.
J’ai vraiment apprécié la gentillesse des Finlandais. Helsinki est une petite ville, pleine d’histoire et de nature. Je me sentais tellement bien et il faisait tellement beau que je me suis assoupi alors que je baignais dans le soleil, dans les marches de la cathédrale. Je crois que je vais y retourner l’an prochain, lors du Mélanie/JP Scandinavian rock tour. J’ai passé la nuit au stade olympique d’Helsinki, dans le bac à saut en longueur. En vérité, il y a une petite auberge de jeunesse dans une des ailes d’un joli quartier qui a accueilli les jeux de 1952. J’ai même pu admirer au passage une partie amicale de baseball finlandais (Oui oui, ça existe : C’est du baseball sans lanceur!!)
Deux vols plus tard, une mer de personnes me séparait de ma bien-aimée, je la voyais avec son manteau blanc, ses beaux cheveux soyeux et son immense sourire. S’en suivit une étreinte interminable, le monde a arrêté de tourner. Nous sommes restés si longtemps là, que j’en oubliais mes bagages…
Nous avons passé quelques jours chez Julie, la bat-twin/cousine de Mélanie. Elle habite avec son copain Khaled, et deux petits pitoux. Ils ont un superbe appart au Nord de Paris, dans un petit quartier super mignon. J’étais si heureux d’être là, c’est pas possible. Pour nous récompenser d’avoir été des enfants sages, Mélanie et moi nous sommes payés un petit luxe en allant passer une nuit à Montmartre. Ça peut paraître cliché pour certains, mais nous en avions tous les deux vraiment envie. Il faisait tellement beau dans nos cœurs qu’on ne s’est pas rendu compte de la température de merde qui régnait à Paris le temps de notre visite. L’avantage de voyager à ce temps-ci de l’année est que nous évitons nos alters-ego, les autres touristes.
On s’est aussi fait une super bouffe avec ma cousine Valérie qui étudie à Paris. J’étais vraiment content de la voir, et on a fêté ça en grand…
Le premier avril, nous nous sommes envolés vers Berlin pour une escale de quelques heures. Le temps de manger un immense bretzel et une délectable Franziskaner Weizenpilz (ma bière favorite), que nous nous embarquions déjà pour Riga. La veille de notre départ pour la Lettonie, j’ai été pris de la pire crise de panique, parce que je suis tombé sur un guide touristique chez ma cousine, et j’y ai lu que seuls les résidents d’Europe, de Nouvelle-Zélande et d’Australie n’avaient pas besoin de visa pour la Lettonie… Le guide datait de 2005, et je n’avais aucun accès à internet, un dimanche… Finalement, les régulations changent d’année en année, nous devions seulement être contrôlés à la frontière, rien de plus… Notre voyage en Lettonie est vraiment celui que j’ai le moins bien préparé de toute ma vie… Je ne savais pas, par exemple, que les gens parlaient couramment le russe… Après m’être fait arnaqué dans l’autobus, j’ai compris que tout le monde comprenait le russe, et que j’aurais pu me « défendre » contre la méchante contrôleuse. J’ai vraiment apprécié ce petit pays, si mignon, si propre, si accueillant. Je le recommande sérieusement à tous. L’Europe, avec tout ce que j’aime de la Russie…
Puis, nous nous sommes dirigés vers la Russie avec le train de nuit Riga-St-Pet. Je ne savais vraiment pas quoi espérer des douanes, ayant déjà vécu celles pour les voitures et les avions. Finalement, c’est définitivement les plus agréables… Tu passes les douanes dans le « confort » de ton lit. Plein de grosses madames contrôlent ton passeport sans dire le moindre mot. Notre compagnon de voyage a Mélanie et moi, Sergueï, partait faire un contrat dans le grand nord russe. Il est plongeur professionnel, mais n’a pas voulu m’expliquer qu’est-ce qu’il allait chercher dans ces profondeurs de la sombre Russie.
Donc, depuis une semaine, je me balade dans ces endroits que je connais si bien, mais ils me paraissent tellement plus beaux, presqu’accueillants. La température est vraiment imprevisible, on alterne entre la pluie, la neige et le gros soleil, le tout dans le même quart d’heure.
On a aussi eu la chance d’assiter au service religieux de la messe de pâques, à la cathédrale de Kazan, à deux pas de chez moi. Les évêques orthodoxes, aves leurs sourcils les rendant si sérieux, faisait déferler des mots si souvent prononcés entre ces murs, et la foule répondait à l’unisson. Mélanie me faisait remarquer que les gens ne lui paraissait plus du tout hostiles, qu’il était possible de faire des contacts visuels, qu’ils paraissait être « chez eux » dans cette immense église construite pour faire compétition à St-Pierre de Rome. Le service commençait à minuit, et je recevais mon amie Oxana ce soir là. Elle vit des moments troubles dans sa vie, et a souvent envie d’aller mettre le feu aux planches de la piste de danse… C’est donc la première fois de ma vie que je vais danser dans un bar et que je vais par la suite à l’église…
Je réalise graduellement qu’il me reste un peu plus de deux semaines en Russie… C’est fou.